Ève Lomé

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Perverse iniquité

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La Maritsa ou Maritza (en bulgare : Марица, translittération internationale Marica), ou l’Évros ou l’antique Hèbre (en grec moderne : Έβρος), ou Mériç (en turc : Meriç), est un fleuve de la péninsule balkanique arrosant la Bulgarie avant de servir de frontière entre la Grèce et la Turquie d’Europe.

Les Bacchantes, dépitées de voir qu’Orphée restait fidèle à Eurydice, le déchiquetèrent et jetèrent sa tête dans l’Hèbre. Le courant vint la déposer sur les rivages de l’île de Lesbos, terre de la Poésie. Les Muses, éplorées, recueillirent ses restes pour les enterrer au pied du mont Olympe, à Leibèthres, en Thessalie. On prétendait que sa tête continuait dans son tombeau à chanter son amour pour Eurydice.

La Maritza est le titre d’un album en 1968 de Sylvie Vartan.

La Maritza
C’est ma rivière
Comme la Seine est la tienne
Mais il n’y a que mon père maintenant qui s’en souvienne quelquefois
De mes dix premières années
Il ne me reste plus rien
Pas la plus pauvre poupée
Plus rien qu’un petit refrain d’autrefois
La la la...

Et tous les oiseaux de ma rivière nous chantaient la liberté
Moi je ne comprenais guère
Mais mon père lui savait écouter
Quand l’horizon s’est fait trop noir
Tous les oiseaux sont partis sur les chemins de l’espoir
Et nous on les a suivis à Paris
De mes dix premières années
Il ne me reste plus rien
Et pourtant les yeux fermés
Moi j’entends mon père chanter ce refrain

Publié le 10 mars 2020

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